Archives de catégorie : Actualités

Article Ouest France (8 Mars 2017)

 

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Anne Gouérou la réalisatrice de  » pa ya kuit Solenn » et Yvonne Guichard Claudic, la présidente de l’association « L’abri côtier Urgence Femmes » du pays Concarnois.

La réalisatrice Anne Gouerou animera une projection-débat de son film sur le travail de l’association l’Abri-Côtier avec sa présidente pour la journée de la femme, mercredi soir au Cinéville de Concarneau (Finistère).

Entretien

Anne Gouerou, réalisatrice de « Pa  Ya Kuit Solenn », un docufiction de 26 minutes en breton sous-titré, sur le travail de l’association l’Abri-cotier. Accompagnée d’Yvonne Guichard-Claudic, présidente de l’association qui vient en aide aux femmes victimes de violences.

Comment en êtes-vous venues à travailler ensemble sur le sujet des violences faites aux femmes ?

Anne Gouerou : J’ai sollicité l’association, en proposant un sujet en tant que journaliste-documentariste à France 3. J’avais déjà une sensibilité particulière pour les sujets qui concernent la place de la femme dans la société. J’avais travaillé sur deux épisodes documentaires en 2015 sur l’histoire des femmes, à l’occasion du 70e anniversaire de leur premier vote en mai 1945. Je connaissais, Marie Le Du, l’ancienne présidente, une bretonnante comme moi, que j’ai contactée. C’est là que nous nous sommes rencontrées avec Yvonne (Guichard-Claudic N.D.L.R) pour discuter des violences envers les femmes.

Qu’est-ce-qui vous a le plus marqué dans votre travail ?

Anne Gouerou : C’est la difficulté d’accès au logement d’urgence pour les femmes victimes de violences. Je ne pensais pas que c’était aussi compliqué. Historiquement les logements sont occupés par des hommes qui étaient plus souvent SDF…

Yvonne Guichard-Claudic : Oui sur Concarneau par exemple, il y a le 102, avenue de la gare qui est connu avec 18 logements pour hommes. Il y a également deux studios pour les femmes. Mais il faut savoir que quand une femme part de son domicile, elle le fait avec ses enfants. Souvent les logements ne sont pas adaptés pour eux. Le 115 fournit souvent des solutions en hôtel mais ce n’est pas la meilleure solution. Je me souviens d’une femme qui s’est retrouvée huit jours à l’hôtel avec deux enfants alors qu’elle était enceinte de 7 mois.

Comment avez-vous voulu aborder le sujet ?

Anne Gouerou : C’est en fait le portrait d’une personne qui a été accompagnée par l’association : le personnage principal Solenn joué par une ancienne membre de l’association : Maëlann. Mais c’est en même temps celui de l’association, une dizaine de bénévoles étaient là pour jouer leur propre rôle. À travers leur prestation d’acteur, on voit le travail de l’association à côté des institutions et son importance pour les femmes en difficultés.

Comment l’avez-vous vécu ?

Yvonne Guichard-Claudic : C’était quelque chose de très naturel, comme si c’était vrai. C’était très proche de notre expérience de tous les jours. On a trouvé le projet intéressant pour montrer ce qui nous occupe habituellement à l’association.

Mercredi 8 mars, la projection-débat se fera au Cinéville de Concarneau, à partir de 20 h 30, (au prix de 5 €). Un autre documentaire de Xavier Legrand, Avant que de tout perdre, sera diffusé dans la même soirée.

 

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Programme du 8 Mars 2017 : journée internationale des droits des femmes

Qu’est-ce que la journée internationale des droits des femmes et pourquoi cette journée?

Officialisée par les Nations Unies en 1977, la Journée Internationale des Femmes trouve son origine dans les luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle, pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

C’est une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des manifestations, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

La Journée internationale des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer….

Voici le programme tant attendu concernant la journée internationale des droits des femmes  qui se déroulera au cinéville de Concarneau le Mercredi 8 Mars à 20h30 😉

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Avant que de tout perdre est un court métrage réalisé par Xavier Le Grand , avec comme acteurs principaux Léa Drucker et Denis Ménaucher.

Avant que de tout perdre raconte la fuite d’une femme battue, accompagnée de son fils, ainsi que sa traque dans un supermarché par son mari violent. Le couple était interprété par Denis Ménochet et Léa Drucker.

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Après avoir raflé les quatre prix majeurs (Presse, Jeunesse, Public et Grand Prix) du Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand en 2013, Xavier Legrand a été récompensé par un César et une nomination aux Oscars en 2014 pour Avant que de tout perdre.

Le suspense tient en haleine le spectateur tout le  long de ce court métrage.

« Pa ya kuit Solenn » est réalisé par Anne Gouérou.

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Ce film raconte l’histoire de Solenn, une jeune femme maltraitrée par son mari. Quand elle décide de quitter le foyer avec ses enfants, elle se fait épauler par l’association « L’Abri-Côtier » de Concarneau. Le temps d’un tournage, les bénévoles se sont fait acteurs et actrices pour illustrer la réalité de ces situations de violence conjugale, tant physique que psychologique. (Ce film a été nominé pour les « Prizioù » ), Prix de l’avenir de la langue bretonne 2017).

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Un débat en présence de la réalisatrice Anne Gouérou et les bénévoles de l’association « L’abri côtier Urgence Femmes » clôturera la soirée 😉

Venez nombreux… 🙂

 

 

 

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La loi contre les violences conjugales

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Les violences au sein du couple se définissent comme des situations où les faits de violences (agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques, économiques) sont à la fois récurrents, souvent cumulatifs, s’aggravent et s’accélèrent (phénomène dit de la « spirale ») et sont inscrits dans un rapport de force asymétrique (dominant/dominé) et figé.
Elles diffèrent des disputes ou conflits conjugaux où deux points de vue s’opposent dans un rapport d’égalité.
Dans les violences, il s’agit d’un rapport de domination et de prise de pouvoir de l’auteur sur la victime. Par ses propos et comportements, l’auteur veut contrôler et détruire sa partenaire. Ces violences créent un climat de peur et de tension permanent. Les conséquences pour la victime sont désastreuses : peur, culpabilité, perte de l’estime de soi et d’autonomie, isolement, stress.

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Quelles que soient les explications et justifications, le seul responsable est l’auteur des violences. Les violences verbales, physiques, psychologiques, sexuelles commises par un conjoint, concubin ou partenaire lié par le PACS ou un ancien conjoint, concubin ou partenaire pacsé sont INTERDITES et PUNIES sévèrement par la loi.
Lorsqu’une personne est victime de violences au sein de son couple, le juge aux affaires familiales, saisi par la personne en danger, peut délivrer en urgence une ORDONNANCE DE PROTECTION (article 515-11 du code civil). Il peut accorder à titre provisoire notamment les mesures suivantes :
– Expulser l’auteur du domicile du couple et attribuer la jouissance à la victime sauf circonstance particulières y compris même si celle-ci a bénéficié d’un hébergement d’urgence. Les modalités de prise en charge des frais afférents à ce logement seront précisées ;
– Interdire à l’auteur de recevoir ou de rencontrer la victime ;
– Autoriser la victime à dissimuler son domicile ou sa résidence et à élire domicile chez l’avocat qui l’assiste ou la représente ou auprès du procureur de la République pour toutes les instances civiles dans lesquelles elle est également partie ;
– Se prononcer sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale et, le cas échéant, sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants ;
– Autoriser la dissimulation du domicile et l’élection de domicile pour les besoins de la vie courante chez une personne morale qualifiée (association …) ;
– Admettre provisoirement à l’aide juridictionnelle pour couvrir les frais d’avocats et les éventuels frais d’huissier et d’interprète.
Attention : le non-respect des mesures imposées par l’ordonnance de protection constitue un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 €.

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IMPORTANT : Pour les femmes étrangères bénéficiant de l’ordonnance de protection, un titre de séjour est délivré ou renouvelé automatiquement.
Le juge pénal ne peut prononcer des mesures de protection et engager des poursuites judiciaires contre l’auteur des violences, que si un signalement a été fait. Il peut être effectué auprès soit de la police ou de la gendarmerie, soit du procureur de la République par la victime elle-même ou par un témoin ou une personne ayant connaissance des violences. Si vous avez un doute ou des questions sur une situation, contacter le 3919 qui vous conseillera.
En cas d’urgence, il faut appeler la police ou la gendarmerie en composant le 17 ou le 112.

Pour déposer plainte, l’obtention préalable par la victime d’un certificat médical de constatation auprès d’un médecin généraliste n’est pas obligatoire, même s’il est souhaitable. Il est un des éléments de preuve utile des violences subies dans le cadre d’une procédure judiciaire, même si la victime dépose plainte plusieurs mois après. Un examen médical pourra être ordonné par les services de police ou de gendarmerie dans le cadre de l’enquête.
Si la victime ne souhaite pas déposer plainte, elle peut signaler les faits au policier ou au gendarme. La déclaration sera consignée dans une main courante (police) ou un procès-verbal de renseignement judiciaire (gendarmerie). Cette déclaration constitue une trace écrite qui pourra être utilisée ultérieurement dans une plainte ou une procédure devant le juge aux affaires familiales.
Important : Un récépissé de la plainte ou de la main courante doit être remis à la victime ainsi, qu’à sa demande, une copie intégrale de sa déclaration.

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Le juge pénal peut prendre avant le procès et après le jugement pénal des mesures immédiates pour assurer la sécurité de la victime et, le cas échéant, celle des enfants en prononçant notamment :
– La dissimulation de l’adresse de la victime peut être autorisée par le procureur de la république, dans le cadre d’une enquête pénale. Elle sera domiciliée au service de police ou de gendarmerie enquêteur.
– L’éviction du domicile du conjoint violent ;
– L’interdiction de rencontrer ou de s’approcher de la victime ;
– L’interdiction pour l’auteur de fréquenter certains lieux ;
– L’obligation d’un suivi thérapeutique pour l’auteur ;
– Le placement en détention provisoire.
– La victime peut quitter volontairement le domicile commun.

Le fait de subir des violences au sein du couple justifie le départ du domicile de la victime.
Pour faire valoir ses droits et empêcher que ce départ ne lui soit reproché, la personne peut déposer une plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Si elle ne souhaite pas déposer plainte, la victime peut faire une simple déclaration sur un registre de main courante (police) ou par un procès-verbal de renseignement judiciaire (gendarmerie). Cette déclaration constitue une trace écrite qui pourra être utilisée ultérieurement dans une procédure devant la Justice.

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(selon le site : stop-violences-femmes.gouv.fr)

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La violence conjugale : qu’est- ce que c’est ?

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Coups de poings, gifles, blagues humiliantes, étranglement, brûlures, sévices sexuels, harcèlement, humiliation, menaces, séquestration, destruction de biens…
La violence conjugale est un processus au cours duquel un partenaire va développer des comportements de plus en plus violents, multiplier les rapports de force et les abus de pouvoir à l’encontre de l’autre dans le but de le contrôler, le dominer, le soumettre à sa volonté.
La violence instaure un fonctionnement familial reposant sur la peur, le contrôle, l’emprise. Elle s’organise dans une sorte de spirale dont l’intensité et la fréquence augmentent avec le temps.
Vivre dans un climat de violences conjugales demande une énergie incroyable. Supporter les humiliations, les insultes, les remarques dévalorisantes, les atteintes physiques ou sexuelles, entraîne une tension psychique permanente.

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Il y a différents types de violences:

  • La violence verbale, ce sont les éclats de voix, les cris et les hurlements, sans raison importante comme pour avertir d’un danger. C’est aussi une voix suave utilisée pour proférer des menaces, des injures ou des sarcasmes. Le langage peut être ordurier et injuriant et les propos exprimer de la raillerie ou des critiques avec l’intention de blesser la personne visée

  • La violence physique, ce sont les coups de poing et de pied, les gifles… toute contrainte physique d’une personne sur une autre, tous sévices corporels dans le but de contrôler, tels que secouer, séquestrer, écraser contre un mur, brûler. C’est la forme la plus visible de violence. Elle se manifeste par des gestes et laisse des traces visibles.

  • La violence psychologique, c’est déprécier, dénigrer ou diminuer la personne. C’est aussi manipuler, faire perdre la confiance en soi, menacer, intimider. Elle s’exerce de manière sournoise et insidieuse par des gestes, des postures, des regards et des paroles dans le but de blesser ou de contrôler la personne sur le plan émotionnel.

  • La violence sexuelle, c’est traiter une personne, quel que soit l’âge ou le sexe, comme un objet sexuel, la forcer à participer à des activités sexuelles contre son gré, l’obliger à regarder du matériel pornographique… Elle a pour but de satisfaire un besoin sexuel contre le gré de la personne. Le viol et l’inceste en sont des manifestations, comme le harcèlement sexuel que l’on retrouve surtout en milieu de travail.

  • La violence économique, c’est être empêché de disposer de son argent ou de s’acheter des biens, d’être obligé de quémander même pour les choses essentielles, de se faire enlever son salaire ou toute autre forme de revenus. Elle a pour but d’accentuer la dépendance de la victime ou de renforcer son statut d’être inférieur ou irresponsable. Dans le milieu de travail, c’est le refus d’une promotion, de vacances, c’est proférer des menaces de licenciement, faire exécuter du travail supplémentaire sans rémunération.

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Film « pa ya kuit Solenn »

Le film « Pa ya kuit Solenn » Quand Solenn s’en va est réalisé par Anne Gouéron.

Solenn, la trentaine, mère de trois enfants, est victime de violences conjugales. Le jour où elle ose déposer plainte, les gendarmes la guident vers l’Abri Côtier Urgence Femmes, une association de Concarneau qui accompagne les femmes battues. Un réseau de solidarité se construit pour l’aider dans l’éprouvant parcours des hébergements d’urgence, qui la mène de l’auberge de jeunesse de Concarneau à l’hôtel, de la maison de la voisine au foyer social de l’Escale à Quimper…

Cette histoire est basée sur l’ histoire vraie d’une femme victime de violence conjugale accompagnée par l’association « L’abri côtier Urgence Femmes « .

Anne Gouérou a obtenu le 2ème prix a la cérémonie des Prizioù ce 25 mars 2017 à Lannion.  Bravo a Anne Gouérou pour cette belle réalisation.

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Anne Gouérou au centre accompagnée de Marie et Geneviève, bénévoles à l’association

Les Prizioù (« prix » en breton) sont des récompenses attribuées chaque année à des personnes, associations, entreprises ou institutions qui ont marqué l’innovation en langue bretonne. La cérémonie de remise est filmée et diffusée en direct sur Internet et en différé à la télévision sur France 3 Bretagne et à la radio sur France Bleu Breizh Izel. Depuis 1997, la cérémonie se déroule dans une ville différente de Bretagne. Depuis 2012, France 3 se joint à l’Office Public de la langue bretonne et coordonne la manifestation avec celle des Prizioù Rannvroel Dazont ar Brezhoneg (« Les Prix Régionaux de l’Avenir du Breton »), joignant au prix une remise de 1500 € pour le gagnant.

Voici ci-dessous en replay la cérémonie des Prizioù 😉

 

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